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Bram et Geer Van VELDE – Exp. prolongĂ©e jusqu’au 2 aoĂ»t

Bram et Geer Van Velde, Musée des Beaux-Arts de Lyon

BRAM_ET_GEER_VAN_VELDE

PostĂ© par Kirl Ă  21:22 – Commentaires [0]RĂ©troliens [0] – Permalien [#]
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Posté: juillet 10th, 2010
at 3:28 par admin

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BEN Ă  Lyon, au MAC – RĂ©trospective en STRIP-TEASE IntĂ©gral

http://www.mac-lyon.com/mac/sections/fr/expositions/2010/retrospective_ben6155/podcast/interview_de_ben

À écouter

Ben VAUTIER au MAC jusqu’au 11 juillet

htp://www.mac-lyon.comm/mac/sections/fr/expositions

Chronique « Sortir, Ecouter, Voir » de Claire BaudĂ©an sur France-info-RĂ©trospective BEN Vautier Ă  Lyon (MAC) : Strip-Tease INTEGRAL

INSTANTS FORTS.

Emplis de la stupeur générale des spectateurs de tous âges.

LES APRIORIS, 1ers degrĂ©s DÉPASSÉS … Toujours difficile, face Ă  soi-mĂŞme quoiqu’on dise ! Si vous avez pu voir l’expo de BEN Ă  l’ELAC en 79 Ă  Lyon et ressenti le formidable Ă©vènement qu’elle a pu reprĂ©senter, vous ne pourrez que vous immerger «extatiquement» dans ce Sanctuaire Narcissique Universaliste. Tous enfants Freudiens pour l’instant quoiqu’on dise … ! Caricaturaux Miroitements SociĂ©taux Nombrilistes des groupes humains des pays occidentaux riches et impĂ©rialistes de la planète terre oĂą la projection  des complexes et nĂ©vroses fait force de loi et identifiĂ©s au plus grand nombre, martelĂ©s dans les flux mĂ©diatiques, rabâchages omniprĂ©sents de la nouvelle religion mondialiste : l’Information Kleenex InstantanĂ©e, nouveau maĂ®tre Ă  penser en l’absence d’alternatives consensuelles.

BEN transcrit ces Icônes Egotiques Dupliquées. L’aspect provocation revendiqué par l’artiste, s’est estompé avec le temps. Un Travail d’artiste témoin sur plus d’un demi-siècle …

Chacun peut s’y trouver en adéquation.

Ainsi :
« l’art est un cul de sac ? » -
« L’art, une impasse ? » -
« L’art est une voie sans issue ? »

Le thème de la mort est intéressant, traité avec sensibilité et retenue. On peut sentir que BEN s’est penché particulièrement sur ce thème. Installation très réussie. C’est aussi, il faut le reconnaître, une force conséquente de travail. Très belles pièces pérennes et « marchandisables » au 2e & 3e étage …

Y revenir, inépuisable, certainement, sonder nos flux conscients & inconscients avant le 11 juillet.

M. B.

Posté: juin 22nd, 2010
at 5:47 par admin

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Salon des Peintres RILLIARDS – Juin 2010



"EXVOTOS-Mont de Piété" 2009La référence de ce document est: #16154

















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Créateur: Bonard Mireille
Description

Participation au salon des RILLIARDS. Exposition collective organisĂ©e par l’ASCS Renseignements 04 78 88 59 69  contact@ascs.fr

EXPOSITION

du Sam. 12 juin

au vend. 25 juin 2010


Vernissage

samedi 12 juin Ă  11h30

en présence des Artistes

InvitĂ© d’honneur Thierry VIRTON


SĂ©rie Mandalas MOYENS 80 X 60 - Mandala V – « Horloge PerpĂ©tuelle ». Mandala VI – « BALISE-Sous-marine & Raies MANTA ». Mandala III – « ORDONNANCEMENTS aux Jardins ». La SĂ©rie MANDALA, initialisĂ©e au printemps 2009 a donnĂ© lieu Ă  des travaux sur papier et sur toile, encore dans l’actualitĂ© de mon travail.

36ème Printemps des Arts de Rillieux La Pape

Espace BAUDELAIRE
83, avenue de l’Europe
69140 – Rillieux-la-Pape (ville nouvelle)

Je serai présente le mercredi 16/06 de 10h à 12h et le jeudi 17/06 de 14h à 16h.

Horaires d’ouverture
10h Ă  12h et 14h Ă  18h, tous les jours de la semaine
Le dimanche de 15h Ă  18h

Posté: juin 6th, 2010
at 3:05 par admin

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Peinture / Peindre / PROPOS

PEINDRE

Peinture et problĂ©matiques ont pris une direction radicale en 2000/2003 dans le rejet de la figure et le refus du caractère expressionniste de mon travail pour une recherche  d’épurement et de rigueur – Construction d’un système d’Ă©criture picturale expĂ©rimentĂ©e dans la conceptualisation d’une Abstraction GĂ©omĂ©trique.


En sculpture et prĂ©cĂ©demment en cĂ©ramique, oĂą j’ai dĂ©couvert son pouvoir, l’empreinte de carton ondulĂ© est devenue rapidement la codification appropriĂ©e aux dĂ©sirs de systĂ©matisation et d’expression graphique du volume (dessiner/peindre la matière) Tout en prĂ©servant malgrĂ© moi une « expressivitĂ© » – Cette matĂ©rialitĂ© graphique permet une lecture vibratoire, cinĂ©tique … Juxtapositions colorĂ©es se sont imposĂ©es rapidement dans des choix de rapports simples – couleurs primaires et binaires :  Rouge – Bleu, puis rose et bleu clair. Progressivement,  nĂ©cessitĂ© du Noir, introduction du Jaune 2006. La Dynamique Picturale  issue 2005/2006 s’est estompĂ©e quelque peu. SpontanéïtĂ© du « Dire » très vite, course après le temps ou sommes de dĂ©sirs impĂ©rieux Ă  exprimer le foisonnement des possibles … Je privilĂ©gie la primautĂ© des Intentions PrĂ©alables – Une Conceptualisation-Initiale. Les recherches prĂ©paratoires sont approfondies, maturĂ©es en amont, abouties, donnant lieu Ă  des complĂ©ments de sĂ©ries.

 

Je crois l’expérimentation inépuisable dans des confrontations souhaitées improbables.


Du triangle Ă  l’échelle – Depuis 2005, la progression du Motif (-Signal), c’est faite dans la rĂ©currence de petites Ă  grandes compositions gĂ©omĂ©triques. RĂ©soudre le positionnement central d’un triangle hachurĂ© m’imposa d’explorer de multiples clefs. Espace vide et plein Ă  la fois, une forme en nĂ©gatif, paramètre formel premier – dans le Fondement de ma peinture – Son Ă©volution est plus particulièrement sensible fin 2008 par l’Ă©volution du motif en  concepts concentriques et bases circulaires. Ces travaux se dĂ©ploient en /Formats/Multiples/ dans un jeu d’assemblages des supports 100Ă—70. Ce module-dimension se dĂ©cline du diptyque au polyptyque.


Glossaire de juxtapositions, d’oppositions, inversions, quinconces, contraires, concordances, contrastes, atermoiements …etc…


Le sens de lecture est  Réversible et Fluctuant.


Chaponost, 5/11/2009

Mireille Bonard

Posté: mai 13th, 2010
at 12:37 par admin

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Disparition de Jean Ferrat … (Samedi 13 Mars ///)

JEAN FERRAT  *  « Ma France » – Ecoutez en clikant ici


Quel Ferrat la postĂ©ritĂ© retiendra-t-elle ? L’artiste engagĂ© qui longtemps chanta « rouge » ? L’interprète de chansons populaires immortelles, de la lĂ©gèretĂ© de Ma mĂ´me Ă  la gravitĂ© de La Montagne ? Le chantre de Louis Aragon qui Ĺ“uvra Ă  mettre la poĂ©sie dans toutes les maisons ? L’ermite d’Antraigues-sur-Volane qui sortait de temps Ă  autre de sa retraite pour s’en prendre aux mĹ“urs des mĂ©dias et du show business du moment ?

Pourtant, l’homme semblait, au moral, fait tout d’un bloc. Je ne suis qu’un cri, chantait-il, sur des paroles de son fidèle ami Guy Thomas : « Je ne suis pas littĂ©rature/Je ne suis pas photographie/Ni dĂ©coration ni peinture/Ni traitĂ© de philosophie/Je ne suis pas ce qu’on murmure/Aux enfants de la bourgeoisie/Je ne suis pas saine lecture/Ni sirupeuse poĂ©sie/Je ne suis qu’un cri. » Un autoportrait, un credo, un aveu …


http://www.rfimusique.com/musiquefr/articles/121/article_17868.asp


JEAN FERRAT  *  « Ma France » – Ecoutez en clikant ici


Son paysage s’éclaire avec Ma mĂ´me, en 1960, une chanson prolĂ©tarienne comme les annĂ©es 30 les aimaient tant, mais dans la France en pleine modernisation (« Ma mĂ´me, elle joue pas les starlettes/Elle met pas des lunettes/De soleil/Elle pose pas pour les magazines/Elle travaille en usine/A CrĂ©teil ») …


http://www.france-info.com/culture-musique-2010-03-14-l-hommage-d-antraigues-a-jean-ferrat-417212-36-38.html


Le 13 mars, disparaît le dernier des géant du XXe siècle

Entre poĂ©sie et engagement, Jean Ferrat, mort Ă  l’âge de 79 ans, Ă©tait entrĂ© depuis longtemps au patrimoine avec « La Montagne », « Nuit et Brouillard » ou « Aimer Ă  perdre la raison ».

EnseignĂ© dans les Ă©coles mais loin des mĂ©dias, ce fou d’Aragon est mort samedi en dĂ©but d’après-midi Ă  l’hĂ´pital d’Aubenas, au coeur de cette Ardèche oĂą le chanteur contestataire s’Ă©tait installĂ© au dĂ©but des annĂ©es 1970.

Il était né Jean Tenenbaum, le 26 décembre 1930 à Vaucresson dans les Hauts-de-Seine, et avait passé son enfance à Versailles. Son père, un immigré russe, travaille comme artisan joaillier, sa mère comme ouvrière dans une usine de fleurs artificielles.


Le petit Jean a 11 ans quand il apprend que son père est juif. Un père dĂ©portĂ© Ă  Auschwitz d’oĂą il ne reviendra pas. En 1963, dans la lĂ©gèretĂ© des annĂ©es twist, Jean Ferrat Ă©voquera dans « Nuit et Brouillard » la mĂ©moire de ces milliers de dĂ©portĂ©s « nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombĂ©s/Qui dĂ©chiraient la nuit de leurs ongles battants ».



http://sites.radiofrance.fr/franceinter/ev/fiche.php?ev_id=1218



A la fin de la guerre, Ă  16 ans, Jean Ferrat Ă©tait entrĂ© comme apprenti dans un laboratoire de chimie du bâtiment, et avait entamĂ© une formation pour devenir ingĂ©nieur chimiste. Mais il dĂ©couvre la poĂ©sie, Ă  travers Federico Garcia Lorca, et la musique, apprenant la guitare et jouant dans un orchestre de jazz. Plus tard, il se met Ă  chanter, le rĂ©pertoire d’Yves Montand et de Mouloudji, avant de passer Ă  l’Ă©criture de ses premières chansons au dĂ©but des annĂ©es 50.

En 1954, il se consacre entièrement Ă  la musique. Il met en chansons des poèmes d’Aragon, comme « Les Yeux d’Elsa », qui sera interprĂ©tĂ© par AndrĂ© Claveau, et enregistre son premier 45 tours sans succès. « Ma MĂ´me » tournera ensuite sur les radios. C’est l’Ă©poque oĂą il rencontre Louis Aragon, l’arrangeur Alain Goraguer et l’Ă©diteur-manager GĂ©rard Meys, trois personnes clĂ©s dans sa carrière.

En 1961, « Deux enfants au soleil » deviendra l’une des chansons de l’Ă©tĂ©. Deux ans plus tard, Jean Ferrat signe avec Barclay. La force du premier disque qu’il sort sous ce label, « Nuit et Brouillard », le pose comme chanteur contestataire, engagĂ© Ă  gauche.

Ses rĂ©fĂ©rences au communisme passent mal dans la France du gĂ©nĂ©ral de Gaulle qui le censure Ă  plusieurs reprises, de « Potemkine », interdit Ă  la tĂ©lĂ©vision pendant l’Ă©lection prĂ©sidentielle de 1965 ou « Ma France », qui cite Picasso, Eluard, Hugo, et « cet air de libertĂ© au-delĂ  des frontières ». De Cuba oĂą il part chanter en juin 1967, le chanteur moustachu ramènera des chansons « Cuba Si », « A Santiago » ou « Les Guerilleros ».

Mais au-delĂ  des convictions, la voix chaude de Jean Ferrat s’impose Ă©galement avec des chansons d’amour, comme « Aimer Ă  perdre la raison ». Mais aussi l’exaltation du quotidien ou de la montagne ardĂ©choise, comme « La Montagne », qui dĂ©crit l’exode rural, et son inoubliable refrain: « Pourtant que la montagne est belle/Comment peut-on s’imaginer/En voyant un vol d’hirondelles/Que l’automne vient d’arriver? ».



Que serai-je sans toi





  • > France Inter rend hommage Ă  Jean Ferrat

    dimanche 14 mars, France Inter bouleverse ses programmes.

    De midi Ă  13h, Didier Varrod, l’un des grands spĂ©cialistes de la chanson française, propose une Ă©mission spĂ©ciale consacrĂ©e Ă  Jean Ferrat.

  • Ecouter




  • Discographie

    1958 – Les mercenaires

    1961 – Deux enfants au soleil

    1963 – Nuit et brouillard

    1964 – La Montagne

    1965 – Potemkine

    1966 – Maria

    1967 – Ă€ Santiago

    1968 – 10 grandes chansons de Jean Ferrat

    1969 – Ma France

    1970 – Camarade

    1971 – Aimer Ă  perdre la raison

    1971 – Ferrat chante Aragon

    1972 – Ă€ moi l’Afrique

    1975 – La femme est l’avenir de l’homme

    1979 – Les instants volĂ©s

    1980 – Ferrat 80

    1985 – Je ne suis qu’un cri

    1991 – Dans la jungle ou dans le zoo

    1992 – Les annĂ©es Barclay : Best of Jean Ferrat

    1994 – Ferrat 95

    2001 – Ma France

    2002 – Ferrat en scène

    2003 : Jean Ferrat 1969-1970-1971-1972

    2007 – Jean Ferrat 1970-1971

    2009 – Les n° 1 de Jean Ferrat



Un chanteur engagĂ© et…censurĂ©

« Chantez autre chose« , s’est entendu dire Jean Ferrat Ă  l’ORTF en 1965. Petit florilège de ses titres jugĂ©s « trop politiques » et par consĂ©quent interdits d’ondes et d’écrans dans les annĂ©es 60 et 70.

- « Nuit et brouillard » (1963) : « Ils Ă©taient vingt et cent, ils Ă©taient des milliers, Nus et maigres tremblants dans leurs wagons plombĂ©s…« . Cette chanson avait Ă©tĂ© dĂ©conseillĂ©e par le directeur de l’ORTF. Mais elle passera en douce, un dimanche midi, dans le Discorama de Denise Glaser. Le disque se vend alors Ă  plus de 300.000 exemplaires en pleine vague des « yĂ©yĂ© ».

- « Potemkine » (1965) : Jean Ferrat, qui n’a jamais chantĂ© dans les pays de l’ex-bloc communiste, vient d’écrire cette chanson Ă  la gloire des marins du cuirassĂ© de la mer Noire, dont la mutinerie fut le prĂ©lude de la rĂ©volution russe de 1905. Elle est interdite lors d’une Ă©mission en direct. « Chantez autre chose« , lui dit-on Ă  l’ORTF. Le chanteur reste en coulisses, refusant de paraĂ®tre sans sa chanson.

- « Ma France » (1968) : « Cet air de libertĂ© dont vous usurpez aujourd’hui le prestige« … Cette chanson dans laquelle il s’attaque aux gouvernants est interdite d’antenne. Ferrat refuse de passer Ă  la tĂ©lĂ© sans elle et patientera deux ans avant d’être Ă  nouveau invitĂ© sur un plateau. En 1971, Yves Mourousi rompt la censure en diffusant un extrait de la chanson.

- « Au printemps de quoi rĂŞvais-tu ? » (1969) : chanson Ă©videmment inspirĂ©e de Mai 1968. Rebelote, Ferrat est Ă  nouveau censurĂ© Ă  la tĂ©lĂ©.

- « Un air de libertĂ© » (1975) : « Ah !, monsieur d’Ormesson, vous osiez dĂ©clarer qu’un air de libertĂ© flottait sur SaĂŻgon, avant que cette ville s’appelle ville Ho Chi Minh« … Ca se passe sur Antenne 2. Le chanteur a enregistrĂ© avec Jacques Chancel « Jean Ferrat pour un soir« . A la diffusion, « Un air de libertĂ©« , cette chanson sur la fin de la guerre du Vietnam a disparu de l’émission. , dit-elle. La direction de la chaĂ®ne a cĂ©dĂ© Ă  Jean d’Ormesson, alors directeur du Figaro, qui s’estime diffamĂ©. Ferrat s’explique : « Je n’ai rien contre lui, contre l’homme privĂ©. Mais c’est ce qu’il reprĂ©sente, (…) la presse de la grande bourgeoisie qui a toujours soutenu les guerres coloniales, que je vise« . Finalement le chanteur obtient de lire une dĂ©claration prĂ©alable expliquant pourquoi l’émission est tronquĂ©e. Le disque Ă©ponyme sort avec les dix chansons.

De cette censure Ă  rĂ©pĂ©tition, Jean Ferrat s’amusait : « Quand on n’interdira plus mes chansons, je serai bon Ă  jeter sous les ponts…« 

France Info – Hier, 17:12

Texte d’analyse-critique Ă  propos du travail d’Elisabeth Gilbert DRAGIC pour son exposition en Novembre 2010 Ă  l’ATTRAPE-COULEUR – LYON (9ème)

Outil de traduction/to translate

yahoo! babel fish

copier/coller – to copy/stick

 

« (FLORILEGE), de l’autre cĂ´tĂ© … » *


Le travail d’Élisabeth GILBERT DRAGIC est une Ă©popĂ©e ou l’histoire Ă©coutĂ©e aux portes des LĂ©gendes.

Tel les recueils de reprĂ©sentation de fleurs, dĂ©gagĂ©s de la description purement observatrice et scientifique des herbiers de la Renaissance, il constitue « un florilège »*, une collection de transcriptions expressives des  mĂ©tamorphoses d’altĂ©ration de la figure des fleurs fanĂ©es


Ses grandes toiles acryliques deviennent Ă©vocation picturale d’une intuition, le saisissement intime et sensible de leurs souffles de vie primordiaux imperceptiblement au dĂ©clin – du pâli Ă  la prĂ©-flĂ©trissure – E.G.D. explore et mĂ©dite ces dernières forces vitales circulant « une fois  encor » dans ses compositions de fleurs plus grandes que nature.


« le baiser reçu de la Belle au Bois Dormant » Cet Ă©tat/passage/possibles/ »De l’autre cĂ´tĂ© … ? » s’illustre dans les Ĺ“uvres d’Elisabeth G. DRAGIC sur ses Fleurs Ă©carlates trempĂ©es dans la peinture ou figĂ©es dans la barbotine de porcelaine.


L’expĂ©rimentation du concept gĂ©nĂ©ral et rĂ©fĂ©rentiel de la Nature-Morte ou « Les VanitĂ©s », une narration rĂ©-appropriĂ©e est très particulière. Élisabeth Gilbert DRAGIC suscite une incertitude,  un sentiment prenant corps sans violence, une Évanescence, sensation vague liĂ©e au questionnement existentiel de « l’humanitĂ© vulnĂ©rable dans sa permanence intranquille et soumise »*. Son travail reste malgrĂ© cela descriptif dans une très grande maĂ®trise technique de son mĂ©dium.


C’est dans un dĂ©terminisme prĂ©alable et dĂ©libĂ©rĂ© de cadrages toujours construits en signifiants improbables, ambigus, irrĂ©vĂ©rencieux Ă  la composition, qu’Élisabeth capture ses fleurs  par un travail prĂ©paratoire photographique  très poussĂ©, Ă©lĂ©ment dĂ©terminant de son florilège ou fablier.


Des raffinĂ©s caducĂ©es, Ă  l’autoportrait  au rĂ©alisme dĂ©rangeant, Ă  la monumentale rose sanglier ou au bouton de chevreuil et rose cochon plus audacieux, ainsi qu’aux linceuls pĂ©trifiants de porcelaine de roses embaumĂ©es, aux Ă©clatantes fleurs dĂ©goulinantes et gorgĂ©es d’Ă©paisse peinture acrylique, aux compositions très Ă©laborĂ©es des « VanitĂ©s », la progression d’E.G.DRAGIC est irrĂ©ductible, dirait-on insoumise dans ses partis-pris transgressifs, face Ă  l’a priori que peut reprĂ©senter ce genre de travail ayant comme vecteur des Fleurs :


Fleurs mâle, femelle, hermaphrodite, composée, double.

Fleur séchée, ornementale, coupée, artificielle.

Fleur bleue, capitulée, solitaire

Fleur défraîchie, parfumée, fanée.

Fleur odorante, pectorale, odoriférante, fécondée.

Fleurs coupées, solitaires, embaumées.

Fleurs groupées en capitules


Son travail sur les Fleurs-Animales est un nouveau pendant de sa crĂ©ation, une mise en volume et en espace des concepts de « VanitĂ©s » de la Nature-Morte au TrophĂ©e de Chasse, qu’elle-mĂŞme explore depuis peu, mais prometteur de prĂ©occupations plus radicales.

 

Mireille Bonard

Lyon, le 31 janvier 2010


http://www.elisabeth.gilbert-dragic.fr/

http://www.attrape-couleurs.com/


* Propos d’E.G.DRAGIC


* Photos prises Ă  l’exposition d’E.G.DRAGIC   « LATENCES »

à la Galerie Artaé du 5 du 20 février 2010

11, rue AimĂ© Collomb (Fosse aux ours) – Lyon 3e

http://www.artae.fr



Posté: janvier 31st, 2010
at 4:24 par admin

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