Francis PARENT – Texte Critique


BONARD Mireille

Analyse Artrinet de l’œuvre de BONARD Mireille




Classification : A140B200B190B210C110D130D165
(Il est possible de cliquer sur chaque code individuellement
pour le situer dans la classification générale.)


BONARD Mireille

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Le texte explicatif associé à chacun des quatre critères analysés (A – formalisme, B – matérialité, C – investissement, D – communication) positionne l’œuvre de l’artiste dans l’histoire de l’art en rappelant éventuellement les courants artistiques auxquels elle se rattache, ou les noms des artistes illustres s’étant exprimés dans une approche voisine.

A : FORMALISME
Le premier critère porte sur le formalisme de l’œuvre : que voit-on quand on regarde une œuvre, quel type de formalisation se donne à voir de prime abord ? Est-ce plutôt abstrait, plutôt figuratif, plutôt…, etc (classé du plus « immatériel » au plus « réaliste »).?

A140 : Abstrait Construit géométrique : « Hard edge », Minimalisme, Néo-Minimalisme
De « l’Art concret » à « l’Art minimaliste », toutes formes ou agencements de couleurs traités rigoureusement, orthogonalement, et réduisant au maximum la sensibilité (Joseph Albers, Mondrian, Gorin, Ad Reinhardt, « monochromes » de Rodtchenko, Frank Stella, Peter Halley, J. Armleder, R.M. Trockel, … et en sculpture ; Carl André, Sol Lewitt, Tony Cragg, …).

B : MATERIALITE
Le second critère porte sur la matérialité de ce qui est donné à voir. S’agit-il de pur concept, de jeu de matières, d’objet détourné etc. (classé du plus « immatériel » au plus « réel ») ?

B200 : en matérialité structurée, avec prééminence des couleurs
avec leurs force intrinsèque, symbolique (p.ex. « les bleus » de Monory, « les rouges » de G. Fromanger), historique, sociale, etc., et leur structuration, les couleurs sont ici le plus important (Jules Olitsky, Peter Halley, …).

B190 : en matérialité structurée, lignes / à plats / Dessin
– Importance du « trait » pour le dessin (Hans Bellmer, Pierre Klossowski, J.L.Guitard,…), voire pour la gravure, etc.
– Importance des lignes qui structurent les champs colorés ou des dessins qu’ils contiennent (R.Indiana, P. Stampfli, V. Adami, H. Télémaque, M. Sanejouand, Aki Kuroda,…).

B210 : en matérialité structurée, avec prééminence des matières
leur épaisseur, leur composition ou leur travail architectonique plutôt structuré (comment les matières sont « baties »), sont ici le plus important (Eugène Leroy, Bertrand Lavier, …).

C : INVESTISSEMENT CORPS / ESPRIT
Le troisième critère porte sur « l’investissement » de l’artiste dans son œuvre. Avec quel ratio Corps / Esprit, l’artiste s’investit-il dans son œuvre ? Classé du plus « intellectuel » (p.ex. « l’Art Conceptuel », …) au plus « physique » (p.ex. le « Body Art », …).

C110 : plus vers l’intellectualité / l’essence, conceptualités, questionnements spécifiques
de Bruce Naumann à Daniel Buren ; le « Système de l’art » questionne ses propres fondements ou son histoire (C.M Mariani, Wim Delvoye, Komar et Melamid, …).

D : COMMUNICATION
Le quatrième critère porte sur l’aspect « communication » : L’artiste a t-il une volonté délibérée de communiquer à travers ses œuvres un message quelconque ? (classé du plus « spiritualiste » au plus « sociétal »).

D130 : via le signifiant
en partant du principe que les travaux sur les signifiants forment en eux-même un discours assumé (par exemple: « les châssis » de Daniel Dezeuze, etc., etc., …) par ses variations de réalisation :
– sérialité, multiplication (Claude Viallat, Niele Toroni, « figurines » de Antony Gormley, …).
– accumulation, compression (J. Chamberlain, Arman, César, …).
– subtilités, variabilité des matériaux (« les blancs » de Rober Ryman ; les dissolutions de « matière / vie » comme chez Roman Opalka ou chez On Kawara, …).

D165 : plus vers le sociétal autour de « l’Esthétique Relationnelle » ;
« interventions », « Installations » … (Rirkrit Tiravanija, Thomas Hirschhorn, Mathieu Laurette, …).

BONARD Mireille





Post: 17th janvier 2010 :: at 2:44 par admin

 


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