Peinture / Peindre / PROPOS
Peinture et problĂ©matiques ont pris une direction radicale en 2000/2003 dans le rejet de la figure et le refus du caractère expressionniste de mon travail pour une recherche  d’épurement et de rigueur – Construction d’un système d’Ă©criture picturale expĂ©rimentĂ©e dans la conceptualisation d’une Abstraction GĂ©omĂ©trique.
En sculpture et prĂ©cĂ©demment en cĂ©ramique, oĂą j’ai dĂ©couvert son pouvoir, l’empreinte de carton ondulĂ© est devenue rapidement la codification appropriĂ©e aux dĂ©sirs de systĂ©matisation et d’expression graphique du volume (dessiner/peindre la matière) Tout en prĂ©servant malgrĂ© moi une « expressivitĂ© » – Cette matĂ©rialitĂ© graphique permet une lecture vibratoire, cinĂ©tique … Juxtapositions colorĂ©es se sont imposĂ©es rapidement dans des choix de rapports simples – couleurs primaires et binaires : Rouge – Bleu, puis rose et bleu clair. Progressivement, nĂ©cessitĂ© du Noir, introduction du Jaune 2006. La Dynamique Picturale  issue 2005/2006 s’est estompĂ©e quelque peu. SpontanéïtĂ© du « Dire » très vite, course après le temps ou sommes de dĂ©sirs impĂ©rieux Ă exprimer le foisonnement des possibles … Je privilĂ©gie la primautĂ© des Intentions PrĂ©alables – Une Conceptualisation-Initiale. Les recherches prĂ©paratoires sont approfondies, maturĂ©es en amont, abouties, donnant lieu Ă des complĂ©ments de sĂ©ries.
Â
Je crois l’expérimentation inépuisable dans des confrontations souhaitées improbables.
Du triangle Ă l’échelle – Depuis 2005, la progression du Motif (-Signal), c’est faite dans la rĂ©currence de petites Ă grandes compositions gĂ©omĂ©triques. RĂ©soudre le positionnement central d’un triangle hachurĂ© m’imposa d’explorer de multiples clefs. Espace vide et plein Ă la fois, une forme en nĂ©gatif, paramètre formel premier – dans le Fondement de ma peinture – Son Ă©volution est plus particulièrement sensible fin 2008 par l’Ă©volution du motif en concepts concentriques et bases circulaires. Ces travaux se dĂ©ploient en /Formats/Multiples/ dans un jeu d’assemblages des supports 100Ă—70. Ce module-dimension se dĂ©cline du diptyque au polyptyque.
Glossaire de juxtapositions, d’oppositions, inversions, quinconces, contraires, concordances, contrastes, atermoiements …etc…
Le sens de lecture est  Réversible et Fluctuant.
Chaponost, 5/11/2009
Mireille Bonard
Posté: mai 13th, 2010
at 12:37 par admin
Tagged with 2010, concepts, démarche, Mireille BONARD, peinture, propos, texte sur la peinture, textes
Categories: textes
Commentaires: 2 comments
Texte d’analyse-critique Ă propos du travail d’Elisabeth Gilbert DRAGIC pour son exposition en Novembre 2010 Ă l’ATTRAPE-COULEUR – LYON (9ème)
Outil de traduction/to translate
copier/coller – to copy/stick
Â
« (FLORILEGE), de l’autre cĂ´tĂ© … » *
Le travail d’Élisabeth GILBERT DRAGIC est une Ă©popĂ©e ou l’histoire Ă©coutĂ©e aux portes des LĂ©gendes.
Tel les recueils de reprĂ©sentation de fleurs, dĂ©gagĂ©s de la description purement observatrice et scientifique des herbiers de la Renaissance, il constitue « un florilège »*, une collection de transcriptions expressives des mĂ©tamorphoses d’altĂ©ration de la figure des fleurs fanĂ©es
Ses grandes toiles acryliques deviennent Ă©vocation picturale d’une intuition, le saisissement intime et sensible de leurs souffles de vie primordiaux imperceptiblement au dĂ©clin – du pâli Ă la prĂ©-flĂ©trissure – E.G.D. explore et mĂ©dite ces dernières forces vitales circulant « une fois encor » dans ses compositions de fleurs plus grandes que nature.
« le baiser reçu de la Belle au Bois Dormant » Cet Ă©tat/passage/possibles/ »De l’autre cĂ´tĂ© … ? » s’illustre dans les Ĺ“uvres d’Elisabeth G. DRAGIC sur ses Fleurs Ă©carlates trempĂ©es dans la peinture ou figĂ©es dans la barbotine de porcelaine.
L’expĂ©rimentation du concept gĂ©nĂ©ral et rĂ©fĂ©rentiel de la Nature-Morte ou « Les VanitĂ©s », une narration rĂ©-appropriĂ©e est très particulière. Élisabeth Gilbert DRAGIC suscite une incertitude, un sentiment prenant corps sans violence, une Évanescence, sensation vague liĂ©e au questionnement existentiel de « l’humanitĂ© vulnĂ©rable dans sa permanence intranquille et soumise »*. Son travail reste malgrĂ© cela descriptif dans une très grande maĂ®trise technique de son mĂ©dium.
C’est dans un dĂ©terminisme prĂ©alable et dĂ©libĂ©rĂ© de cadrages toujours construits en signifiants improbables, ambigus, irrĂ©vĂ©rencieux Ă la composition, qu’Élisabeth capture ses fleurs par un travail prĂ©paratoire photographique très poussĂ©, Ă©lĂ©ment dĂ©terminant de son florilège ou fablier.
Des raffinĂ©s caducĂ©es, Ă l’autoportrait au rĂ©alisme dĂ©rangeant, Ă la monumentale rose sanglier ou au bouton de chevreuil et rose cochon plus audacieux, ainsi qu’aux linceuls pĂ©trifiants de porcelaine de roses embaumĂ©es, aux Ă©clatantes fleurs dĂ©goulinantes et gorgĂ©es d’Ă©paisse peinture acrylique, aux compositions très Ă©laborĂ©es des « VanitĂ©s », la progression d’E.G.DRAGIC est irrĂ©ductible, dirait-on insoumise dans ses partis-pris transgressifs, face Ă l’a priori que peut reprĂ©senter ce genre de travail ayant comme vecteur des Fleurs :
Fleurs mâle, femelle, hermaphrodite, composée, double.
Fleur séchée, ornementale, coupée, artificielle.
Fleur bleue, capitulée, solitaire
Fleur défraîchie, parfumée, fanée.
Fleur odorante, pectorale, odoriférante, fécondée.
Fleurs coupées, solitaires, embaumées.
Fleurs groupées en capitules
Son travail sur les Fleurs-Animales est un nouveau pendant de sa crĂ©ation, une mise en volume et en espace des concepts de « VanitĂ©s » de la Nature-Morte au TrophĂ©e de Chasse, qu’elle-mĂŞme explore depuis peu, mais prometteur de prĂ©occupations plus radicales.
Â
Mireille Bonard
Lyon, le 31 janvier 2010
http://www.elisabeth.gilbert-dragic.fr/
http://www.attrape-couleurs.com/
* Propos d’E.G.DRAGIC
* Photos prises Ă l’exposition d’E.G.DRAGIC Â « LATENCES »
à la Galerie Artaé du 5 du 20 février 2010
11, rue AimĂ© Collomb (Fosse aux ours) – Lyon 3e
Posté: janvier 31st, 2010
at 4:24 par admin
Tagged with 2010, amitié, exposition, Galerie, textes
Categories: textes
Commentaires: No comments







