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Petit texte de démarche

Ma voisine du 1er étage

Petit Texte de Démarche

Je peins maintenant principalement depuis une vingtaine d’années après une pratique de la céramique et de la sculpture.

En continuité avec mon travail sculpté et pendant quelques années, je peins la Femme dans tous ses États. Mais un sentiment de redite « d’establishment » m’ont conduite à une remise en question radicale et immédiate :

Je me tournai vers l’Abstraction. 5 ans ont été nécessaires pour élaborer une forme d’écriture propre avec Système STRATES.

Dans une exigence de rigueur,  je développais une pratique picturale personnelle sans opportunisme, ni concession, loin des phénomènes de mode. Ce système, dénommé ainsi par l’accumulation de formes colorées juxtaposées, nécessitait une conceptualisation initiale très achevée.

Tous les paramètres devaient être pratiquement résolus en amont.

Depuis 2014, dans une volonté dynamique d’immédiateté, je mène de front une Démarche Abstraite et un Travail sur le Portrait. Ma quête est devenue ma part d’immaîtrisé, d’instinct, d’inconscient revisitée, d’irraisonnable dans une expression souhaitée improbable. Contrairement à la période antérieure, l’œuvre prend corps dans le processus, dans Le Faire.

La Couleur reste essentielle et occupe une place importante. Comme en sculpture, je recherche des espaces multiples de compréhension. Une stratification du propos, vite renégociée …

Je travaille en périodes, par séries sur toile ou sur papier dans divers formats.

Vous pouvez sur la galerie du site : http://www.bonemir.net/galerie/ (en plugin FLASH, NON visible pour l’instant sur Androïdes et Tablettes ) visualiser le cheminement.

Mireille BONARD

 

 

 

Post: février 5th, 2016
at 1:56 par admin

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Lutz HELMIG

Texte écrit rapidement ce vendredi 24 octobre 2014, sur le travail de Lutz Helmig, Dessinateur / Sculpteur / Bois.

« Travail emprunt d’une part d’éternité,  objets-sculptures, sculptures-objets, les Œuvres de Lutz HELMIG développent des galbes épurés aux courbes infinies. Il me vient à l’esprit celles d’Henri Moore, l’Éternelle Beauté Abstraite du féminin. Lutz, Hermite, travaille en solitude dans sa maison béarnaise au milieu des bois, entouré de ses moutons et de ses chèvres.
Formes amples, la lumière s’y dépose subtilement, accompagnant la perfection de la ligne et la matière noble et vivante, qu’est le bois. Ces Volumes-Sculptures de dimensions conséquentes sont des réceptacles de matrices originelles. Ils sont forts dans leurs développements, patiemment tirés à la gouge. Chaque courbe demande des centaines de coups de maillet, retravaillées à l’infini, des mois de travail.
Pour une Sculpture-Objet, Monsieur HELMIG se plie à l’ensemble du cycle du bois : l’arbre coupé par ses soins,  la souche trempée plusieurs mois dans l’eau de source, séchage progressif alternant avec des phases de travail dans la grange de terre battue de son atelier aussi épuré que ses formes.
De vastes supports reçoivent ses Objets-Sculptures et tout au long du jour s’y accroche une lumière changeante et douce créant le mouvement. »

Post: octobre 24th, 2014
at 5:31 par admin

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Préparation du Concours « TALENT CONTEMPORAINS » de La FONDATION SCHNEIDER

Figure Jaune 2014, Portrait-jaune-4cm_Note-explicative_Mireille-Bonard
Mireille Bonard

 

 

 http://www.fondationfrancoisschneider.org/

Chanson de la plus haute tour

Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J’ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les cœurs s’éprennent.
Je me suis dit : laisse,
Et qu’on ne te voie :
Et sans la promesse
De plus hautes joies.
Que rien ne t’arrête,
Auguste retraite.
J’ai tant fait patience
Qu’à jamais j’oublie ;
Craintes et souffrances
Aux cieux sont parties.
Et la soif malsaine
Obscurcit mes veines.
Ainsi la prairie
A l’oubli livrée,
Grandie, et fleurie
D’encens et d’ivraies
Au bourdon farouche
De cent sales mouches.
Ah ! Mille veuvages
De la si pauvre âme
Qui n’a que l’image
De la Notre-Dame !
Est-ce que l’on prie
La Vierge Marie ?
Oisive jeunesse
A tout asservie,
Par délicatesse
J’ai perdu ma vie.
Ah ! Que le temps vienne
Où les cœurs s’éprennent !
Arthur Rimbaud, Derniers vers

Anne Vanderlove

Qu´on me laisse à mes souvenirs,
Qu´on me laisse à mes amours mortes,
Il est temps de fermer la porte,
Il se fait temps d´aller dormir

{Refrain:}
Il pleut
Sur le jardin, sur le rivage
Et si j´ai de l´eau dans les yeux
C´est qu´il me pleut
Sur le visage.

Mireille BONARD

En introduction à mon PORTRAIT Jaune, présentés au concours de Peinture « TALENTS CONTEMPORAINS » 2014 de votre Fondation sur le thème de l’eau, les poèmes d’Arthur Rimbaud et d’Anne Vanderlove.
Autoportrait, portrait préfigurant l’ineffable. Perlent les larmes à chaque traits du peintre, transcrivent son émotion intérieure : Tristesse & Nostalgie
«c’est de l’eau sur mon visage»…  Anne Vanderlove
Par une nuit d’automne encore chaude, entre chien et loup, après une longue promenade entre les arbres de l’allée qui mène à l’improbable guérison, déjà jaunis, leurs bras enchevêtrés tendus vers le ciel tourmenté sous l’orage venteux, je marchais, pressentant toute la tristesse de ces présences en suspend. Mes larmes se mêlaient aux senteurs d’humus montant de la terre pourrissante, prête à milles morts, pourtant de milles ardeurs bouillonnantes.
Larmes de sang silencieuses, Souffrances aux milles blessures à jamais accumulées.

Si la joie a su avec le printemps réchauffer mon audace, l’automne à l’hiver sont repliements de tristesse en mon âme, ma véritable réalité. Je suis, tu es à l’automne de ta vie dit le personnage, de son entité à la métaphore des mythes de cette fin de cycle.
Que dire du passé, sinon, comme ces feuilles pourrissantes, qui dans leurs restes de parures partagent à la vie microscopique, le phœnix espéré.
Je me retourne et même les souvenirs ne sont peu… Seulement subsiste une nostalgie flottante encore blessée, une tristesse environnant de son sentiment vague.
Je ne m’appesantis pas sur moi-même, non, c’est l’intuition du devenir, l’Humanité selon Hubert RIVES : Guerres, Épidémies, Crimes, Haines, Cruautés, Violences, Désirs de Pouvoir, Intérêts, Mensonges, Injustices, Souffrance animales, Pillages de la terre, Destructions…….
J’ai vu l’Intérieur, l’Insondable Tristesse et de Longues Larmes d’Afflictions ont Inondées Mon Visage.

Ce 22 septembre 2014
Dans la nuit, 3h05….
Remplie de mélancolie,
cette nuit-là, au gré de mes rêves, je me souvenais de la mémoire de l’âme et de ce monde à sa perte cavalant chaque jour davantage.
Des larmes de tristesse emplies mon visage dans les jaunes, bruns rouges et gris. Je regarde sans vous voir, ma bouche close ne dira rien et à mes narines ne vivent que des senteurs de morts.
Description

Portrait a été réalisé en juin 2014 dans la lignée d’une série de FACIES sur papier, présentée à la Galerie des ARTS.

Oeuvre sur papier format 70 x 100 cm au colorants universels basiques dilués à l’eau, achètés pour teinter la peinture acrylique blanche utilisée pour murs & plafonds. Un rehaut d’encre de chine noire « précipitée » structure l’expression. Volontairement saturer le pinceau pour favoriser les coulures colorées, qui s’entre-mêlent donnant naissance de nouvelles nuances.

Post: septembre 22nd, 2014
at 2:47 par admin

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Peinture / Peindre / PROPOS

PEINDRE

Peinture et problématiques ont pris une direction radicale en 2000/2003 dans le rejet de la figure et le refus du caractère expressionniste de mon travail pour une recherche  d’épurement et de rigueur – Construction d’un système d’écriture picturale expérimentée dans la conceptualisation d’une Abstraction Géométrique.

En sculpture et précédemment en céramique, où j’ai découvert son pouvoir, l’empreinte de carton ondulé est devenue rapidement la codification appropriée aux désirs de systématisation et d’expression graphique du volume (dessiner/peindre la matière) Tout en préservant malgré moi une « expressivité » – Cette matérialité graphique permet une lecture vibratoire, cinétique … Juxtapositions colorées se sont imposées rapidement dans des choix de rapports simples – couleurs primaires et binaires :  Rouge – Bleu, puis rose et bleu clair. Progressivement,  nécessité du Noir, introduction du Jaune 2006. La Dynamique Picturale  issue 2005/2006 s’est estompée quelque peu. Spontanéïté du « Dire » très vite, course après le temps ou sommes de désirs impérieux à exprimer le foisonnement des possibles … Je privilégie la primauté des Intentions Préalables – Une Conceptualisation-Initiale. Les recherches préparatoires sont approfondies, maturées en amont, abouties, donnant lieu à des compléments de séries.

Je crois l’expérimentation inépuisable dans des confrontations souhaitées improbables.

Du triangle à l’échelle – Depuis 2005, la progression du Motif (-Signal), c’est faite dans la récurrence de petites à grandes compositions géométriques. Résoudre le positionnement central d’un triangle hachuré m’imposa d’explorer de multiples clefs. Espace vide et plein à la fois, une forme en négatif, paramètre formel premier – dans le Fondement de ma peinture – Son évolution est plus particulièrement sensible fin 2008 par l’évolution du motif en  concepts concentriques et bases circulaires. Ces travaux se déploient en /Formats/Multiples/ dans un jeu d’assemblages des supports 100×70. Ce module-dimension se décline du diptyque au polyptyque.

Glossaire de juxtapositions, d’oppositions, inversions, quinconces, contraires, concordances, contrastes, atermoiements …etc…

 

Le sens de lecture est  Réversible et Fluctuant.

Chaponost, 5/11/2009

Mireille Bonard

Post: mai 13th, 2010
at 12:37 par admin

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Texte d’analyse-critique à propos du travail d’Elisabeth Gilbert DRAGIC pour son exposition en Novembre 2010 à l’ATTRAPE-COULEUR – LYON (9ème)

Outil de traduction/to translate

yahoo! babel fish

copier/coller – to copy/stick

 

« (FLORILEGE), de l’autre côté … » *


Le travail d’Élisabeth GILBERT DRAGIC est une épopée ou l’histoire écoutée aux portes des Légendes.

Tel les recueils de représentation de fleurs, dégagés de la description purement observatrice et scientifique des herbiers de la Renaissance, il constitue « un florilège »*, une collection de transcriptions expressives des  métamorphoses d’altération de la figure des fleurs fanées


Ses grandes toiles acryliques deviennent évocation picturale d’une intuition, le saisissement intime et sensible de leurs souffles de vie primordiaux imperceptiblement au déclin – du pâli à la pré-flétrissure – E.G.D. explore et médite ces dernières forces vitales circulant « une fois  encor » dans ses compositions de fleurs plus grandes que nature.


« le baiser reçu de la Belle au Bois Dormant » Cet état/passage/possibles/ »De l’autre côté … ? » s’illustre dans les œuvres d’Elisabeth G. DRAGIC sur ses Fleurs écarlates trempées dans la peinture ou figées dans la barbotine de porcelaine.


L’expérimentation du concept général et référentiel de la Nature-Morte ou « Les Vanités », une narration ré-appropriée est très particulière. Élisabeth Gilbert DRAGIC suscite une incertitude,  un sentiment prenant corps sans violence, une Évanescence, sensation vague liée au questionnement existentiel de « l’humanité vulnérable dans sa permanence intranquille et soumise »*. Son travail reste malgré cela descriptif dans une très grande maîtrise technique de son médium.


C’est dans un déterminisme préalable et délibéré de cadrages toujours construits en signifiants improbables, ambigus, irrévérencieux à la composition, qu’Élisabeth capture ses fleurs  par un travail préparatoire photographique  très poussé, élément déterminant de son florilège ou fablier.


Des raffinés caducées, à l’autoportrait  au réalisme dérangeant, à la monumentale rose sanglier ou au bouton de chevreuil et rose cochon plus audacieux, ainsi qu’aux linceuls pétrifiants de porcelaine de roses embaumées, aux éclatantes fleurs dégoulinantes et gorgées d’épaisse peinture acrylique, aux compositions très élaborées des « Vanités », la progression d’E.G.DRAGIC est irréductible, dirait-on insoumise dans ses partis-pris transgressifs, face à l’a priori que peut représenter ce genre de travail ayant comme vecteur des Fleurs :


Fleurs mâle, femelle, hermaphrodite, composée, double.

Fleur séchée, ornementale, coupée, artificielle.

Fleur bleue, capitulée, solitaire

Fleur défraîchie, parfumée, fanée.

Fleur odorante, pectorale, odoriférante, fécondée.

Fleurs coupées, solitaires, embaumées.

Fleurs groupées en capitules


Son travail sur les Fleurs-Animales est un nouveau pendant de sa création, une mise en volume et en espace des concepts de « Vanités » de la Nature-Morte au Trophée de Chasse, qu’elle-même explore depuis peu, mais prometteur de préoccupations plus radicales.

 

Mireille Bonard

Lyon, le 31 janvier 2010


http://www.elisabeth.gilbert-dragic.fr/

http://www.attrape-couleurs.com/


* Propos d’E.G.DRAGIC


* Photos prises à l’exposition d’E.G.DRAGIC   « LATENCES »

à la Galerie Artaé du 5 du 20 février 2010

11, rue Aimé Collomb (Fosse aux ours) – Lyon 3e

http://www.artae.fr



Post: janvier 31st, 2010
at 4:24 par admin

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